
OTB à l’hôtel : ce qu’est on the books et pourquoi le suivre
OTB (on the books) — les nuits à venir déjà vendues : ce qu’est cette métrique, comment la compter à la main dans le Planner et pourquoi suivre le rythme.
Lire la suiteNotes pour hôteliers
Les métriques qui disent la santé d’un hôtel : quoi suivre chaque semaine, quoi une fois par saison, et où trouver pour chacune le décryptage détaillé.

OTB (on the books) — les nuits à venir déjà vendues : ce qu’est cette métrique, comment la compter à la main dans le Planner et pourquoi suivre le rythme.
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L’ADR d’un hôtel : formule et exemple, trois erreurs de calcul, différences avec l’occupation et le RevPAR, ADR net et moyens de relever le tarif.
Lire la suiteRéponse courte : un petit hôtel se contente de trois métriques — le taux d’occupation, l’ADR et le RevPAR —, la troisième étant égale au produit des deux premières. Un exemple vivant, issu de données de panel : en 2025, les hôtels d’Espagne (1 425 établissements, panel STR et Cushman & Wakefield) ont relevé leur tarif moyen de 158,5 € à 166,1 € (+4,8 %) avec un taux d’occupation de 75,5 % (+0,5 point) — et le RevPAR a grimpé à 125,4 € (+5,5 %). L’arithmétique tombe juste : 166,1 × 0,755 = 125,4. Une fois ce trio sous contrôle, on ajoute par-dessus l’OTB — l’instantané de ce qui est déjà vendu pour des dates à venir — et c’est sur cette liaison que repose tout le tableau des décisions d’un petit établissement. La suite : ce que signifie chaque métrique, à quel rythme la revoir, et où, dans ce tableau, prennent place les tarifs, le canal et l’inventaire des chambres.
Le taux d’occupation répond à la question « combien de nuits ont été vendues », l’ADR (prix moyen par chambre vendue, Average Daily Rate) — « à quel prix », le RevPAR (revenu par chambre disponible, revenue per available room) — « combien rapporte une chambre de l’inventaire ». Dans le langage courant, l’ADR est simplement le tarif moyen : c’est ce qu’une nuit vendue a rapporté en moyenne sur la période.
Les formules tiennent en deux lignes. ADR = revenus d’hébergement ÷ chambres-nuits vendues ; RevPAR = ADR × taux d’occupation. Au dénominateur de l’ADR, seules les nuits vendues : les chambres gratuites, les chambres de service et celles mises hors service n’y entrent pas. Au numérateur, seule la location des chambres : repas et services supplémentaires ne font pas partie de l’ADR, sauf si le petit-déjeuner est intégré au tarif. Le RevPAR, lui, divise par un autre dénominateur — tout l’inventaire, chambres vides comprises —, c’est pourquoi il se calcule « par chambre disponible » et non « par chambre vendue » : les mêmes revenus sur un inventaire différent donnent un résultat différent.
Les formules avec des chiffres réels, le décorticage du dénominateur et trois erreurs de calcul typiques — dans l’article sur l’ADR.
Le rythme, sans analyste ni systèmes de revenue management, est simple. Les dates proches — chaque jour, 5–10 minutes : on y regarde le rythme des réservations, c’est-à-dire la croissance des réservations entre deux relevés pour une date de séjour donnée. La fenêtre de deux à quatre semaines — une fois par semaine ; en plein pic saisonnier — chaque jour.
L’instantané de ce qui est déjà vendu pour une date future au moment du relevé s’appelle l’OTB (on the books, réservations déjà enregistrées) et se compte en chambres-nuits. Ce n’est ni un indice ni une prévision : les annulations à venir ne s’y déduisent pas — cette correction relève de la prévision. Le sens pratique de la paire : l’OTB dit « ce que vous avez déjà », le rythme dit « ce qui s’est ajouté » ; ensemble, ils montrent si une date se remplit à temps.
Il vaut la peine de confronter la profondeur de réservation au marché. En moyenne, la fenêtre de réservation est d’environ un mois : différents rapports de 2025 donnent 32 et 40 jours, mais ce sont des échantillons différents (une coupe mondiale de 140 millions de réservations sur 20 marchés contre des indépendants européens représentant plus de 3 000 hôtels), la formulation honnête est donc « environ un mois » — et votre propre mesure de l’an dernier vaut plus que n’importe quelle moyenne de marché. La troisième habitude — la comparaison avec la même période de l’année précédente (STLY) : sans elle, la croissance est indiscernable de la saisonnalité. Comment on suit l’OTB, le rythme et la profondeur de réservation — dans l’article sur l’OTB.
Il n’existe pas d’ADR « bon » universel : les chiffres nationaux et de marché sont un fond, pas une norme pour un établissement de 9 à 30 chambres — les panels de petits indépendants n’y figurent tout simplement pas. La seule échelle qui vaille, c’est votre propre dynamique : ce mois-ci contre le même mois de l’an dernier, les jours de semaine contre le week-end, la haute saison contre la mi-saison.
Les chiffres de panel servent de fond. Selon Eurostat, en 2025 les voyageurs ont passé près de 3,1 milliards de nuitées dans l’UE — soit 2,2 % de plus qu’en 2024 — et le rythme ralentit : +6,1 % en 2023, +2,7 % en 2024. Un panel européen d’hôtels de chaînes (environ 6 500 établissements) a qualifié 2025 d’année « du volume et des loisirs » : RevPAR +1,7 % à taux d’occupation +0,9 point. Note d’honnêteté : ce sont des opérateurs de chaînes — un indépendant de douze chambres peut s’écarter sensiblement du panel.
Le tarif mérite aussi d’être comparé « au net ». La commission du canal mange la différence : un ADR de 150 euros avec une commission de canal de 20 % revient à 120 euros nets. Les réservations directes relèvent l’ADR net sans toucher au tarif public. L’ampleur de la dépendance aux canaux ressort d’un rapport du secteur portant sur plus de 90 millions de réservations d’établissements indépendants (2025) : 63,4 % de ces réservations arrivent par les canaux, et le taux d’annulation des réservations de canaux atteint 21,8 %, contre 10,6 % pour les directes.
Et deux leviers du tarif. Le tarif flexible (remboursable) coûte généralement 5 à 15 % de plus que le tarif non remboursable : le client paie le droit d’annuler. La réputation, elle aussi, se convertit en prix : dès l’estimation de Cornell de 2012, +0,89 % d’ADR et +1,42 % de RevPAR par point d’indice agrégé des avis ; la méta-régression de 2019 confirme le lien — l’élasticité médiane du tarif par rapport à la note est de 0,851.
Le trio fonctionne aussi comme diagnostic. La règle : une pleine occupation avec un RevPAR qui n’a pas progressé signifie que l’inventaire a été vendu trop bon marché. Ce n’est pas « la saison est mauvaise », c’est un tarif écrasé : les dates sont parties en réductions précoces et par des canaux bon marché pendant les premiers mois de la prise des réservations, et au pic il ne reste plus qu’à vendre du volume.
Que le levier soit précisément le tarif, la prévision le confirme : selon l’estimation de STR et Tourism Economics (deuxième trimestre 2026, 31 marchés européens), la croissance du RevPAR en 2026 est de +1,4 %, et elle vient presque entièrement du tarif : ADR +0,9 % pour une occupation de tout juste +0,5 %. Pour 2027, la prévision voit un ADR de −0,1 % et une occupation de +0,3 % — l’occupation frôle son plafond, et l’argent reste dans le tarif, pas dans le volume.
Données à jour au 6 octobre 2026 et fondées sur des rapports de 2025 et du début 2026.
Non : le trio de base se calcule par formule à partir de vos propres données — revenus d’hébergement et nuits vendues figurent dans n’importe quel système de réservation, et chez certains dans un cahier. L’aide-mémoire de la semaine :
| Métrique | Formule | Rythme |
|---|---|---|
| Taux d’occupation | chambres-nuits vendues ÷ inventaire de chambres | une fois par semaine |
| ADR | revenus d’hébergement ÷ chambres-nuits vendues | une fois par semaine |
| RevPAR | ADR × taux d’occupation | une fois par semaine |
| OTB | chambres-nuits vendues pour une date (instantané) | chaque jour, 5–10 minutes |
| Rythme (pickup) | croissance de l’OTB entre deux relevés | chaque jour en haute saison |
L’inventaire, cela dit, n’est pas une ligne unique. Le client achète un type de chambre, l’inventaire se décompte en unités physiques, et dans les intégrations sectorielles cette structure se décompose en trois opérations : availability, rates, inventory. Quand l’inventaire se désynchronise entre les canaux, surviennent des doubles réservations — une survente accidentelle, à ne pas confondre avec le surbooking (surréservation) délibéré. Et la synchronisation n’est pas instantanée : les modifications dans le plus grand canal peuvent mettre jusqu’à 5 minutes à être traitées, et la synchronisation par calendrier peut prendre jusqu’à deux heures. Comment l’inventaire des chambres est structuré et où il se casse — dans l’article sur l’inventaire des chambres.
Une note d’honnêteté à part, sur HotelsCalendar. Aucun rapport ADR/RevPAR ni pourcentage d’occupation dans l’interface — et nous ne faisons pas semblant du contraire. Ce qui existe : le tableau de bord du jour montre la situation opérationnelle en valeurs absolues (« Présents en ce moment », « Chambres libres »), une réservation passée depuis votre site arrive dans le Planner automatiquement, et les tarifs se modifient dans le Gestionnaire des tarifs — le prix d’une date en un clic, la mise à jour groupée avec un aperçu « avant → après » avant application. Les métriques de cet article se calculent à la main selon les formules ci-dessus : pour démarrer, une feuille de calcul et dix minutes par semaine suffisent.
Que lire ensuite : le décryptage de l’ADR, l’article sur l’OTB et l’article sur l’inventaire des chambres couvrent le cœur de la rubrique. Y paraîtront ensuite les décryptages du RevPAR, de la fenêtre de réservation, de la comparaison avec l’an dernier (STLY) et l’aide-mémoire de tous les KPI du petit hôtel sur une seule page.
Le taux d’occupation, l’ADR et le RevPAR — ils couvrent le volume, le prix et le revenu par chambre de l’inventaire ; par-dessus viennent l’OTB et le rythme des réservations.
Par le dénominateur. L’ADR se divise par les chambres-nuits vendues, le RevPAR par tout l’inventaire ; la liaison est simple : RevPAR = ADR × taux d’occupation.
Les dates proches — chaque jour, 5–10 minutes ; la fenêtre de deux à quatre semaines — une fois par semaine ; en plein pic saisonnier — chaque jour.
Il n’existe pas de norme universelle : comparez votre propre dynamique d’une année sur l’autre, par saison et par jour de la semaine, et gardez les chiffres du marché comme fond.
Non — le numérateur ne contient que la location de chambres ; restauration et services supplémentaires n’entrent pas, sauf s’ils sont intégrés au tarif.
Non : le trio de base se calcule à partir de deux formules et de vos propres données — les revenus d’hébergement et les nuits vendues.
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